THE BOOK OF BOBA FETT (épisode 3)

Avant toute chose, je voudrais préciser que j’ai regardé la série « The Mandalorian« , que j’ai vraiment apprécié (à part un ou deux épisodes)!!! Du coup, je dois bien reconnaître que j’ai été assez fainéant, car je n’ai pas pris le temps de dire 2 ou 3 trucs sympas, au sujet de la série, dans un de mes tubes, alors qu’elle le méritait!!!

En revanche, « The book of Boba Fett » va avoir droit à quelques commentaires, car cette série m’a redonnée l’envie de m’exprimer...


Un expert reconnu

Pour info, je suis fan de Star Wars depuis bien longtemps.

Très exactement, depuis la sortie en salle du film « Le retour du Jedi » en 1983, qui était ma première véritable claque cinématographique.

Je fais donc partie de cette catégorie de types chiants et condescendants, ayant vécu les origines du phénomène, qui ne jure que par la première trilogie et qui s’estime bien plus légitime que tout le monde pour traiter du sujet et juger de la qualité des nouveaux contenus qui sortent!!!

Normal en même temps 🙂

Par conséquent, tout ce qui touche de près ou de loin à cet univers est susceptible de recevoir mon adoubement ou pas.
(Oui je sais, c’est pourri comme mot : « adoubement »)

La fin de la saison 2 de « The Mandalorian » annonçait en grande pompe, l’arrivée d’une série sur le personnage de Boba Fett, avec comme pitch, la prise du pouvoir dans l’ancien fief de Jabba the Hutt.

Dans la bande annonce, Boba Fett rentre sans frapper dans le palais de son ancien employeur et dégomme tout le monde avec l’aide de Fennec. Il shoot froidement à bout portant ce bon vieux Bib Fortuna qui s’était installé sur le trône de Jabba. Il vire ensuite le cadavre en le balançant au sol et prend direct sa place.

BADASS!!!

Du coup je suis plutôt hypé par ce que je viens de voir… ça claque!!!

Ça avait pourtant bien commencé…

Après avoir visionné les deux premiers épisodes, je n’étais pas dans l’euphorie la plus totale, mais j’étais plutôt content de pouvoir suivre les aventures de Boba Fett.

Comme d’habitude, il y avait 2 ou 3 trucs esthétiques et scénaristiques qui me dérangeaient, mais rien d’insurmontable.

Puis l’épisode 3 est arrivé…

Et là, « SPLASH« … Surgissant de nulle part, je prend un énorme sceau de merde dans la tronche!!!

Chapitre 3 : The streets of Mos Espa

Le scénario écrit par John Favreau est loin d’être sans défauts, mais son histoire tient la route.

Effectivement, Boba Fett va avoir besoin de crédits et d’hommes de main pour prendre le pouvoir. Il est donc normal qu’apparaisse un arc narratif, où le célèbre chasseur de prime recrute tout un tas de malfrats et de hors-la-loi, pour être capable d’assurer le contrôle de la succession de Jabba et ainsi faire tourner la boutique.

La réalisation du 3ème épisode, qui aborde justement ce thème très classique de la constitution d’une équipe, a été confiée à Robert Rodriguez.

Je n’ai rien contre le bonhomme, qui a plutôt mes faveurs avec une filmographie assez stylée (« Une nuit en enfer« , « Sin City« , « Desperado« …) et qui s’en était pas trop mal tiré sur l’épisode 1 de la série. Mais là… sérieux, c’est la catastrophe industrielle!!!

Pour vous planter le décor, nous sommes sur Tatooine, une planète au climat très rude. Le désert est partout, les bestioles qui y vivent veulent toutes vous bouffer et les criminels en tout genre pullulent.
Bref, on n’est pas à Evian en cure thermale…

Alors que nous étions bien calés dans notre ambiance de western spaghetti à la sauce SF, Robert Rodriguez et l’équipe de la direction artistique décident de nous faire quitter l’univers de Star Wars, pour nous emmener dans celui de Star Mania.

Quand on arrive en ville, les gens changent de trottoir…

TADAAA, voici venir le gang Opéra Rock des petits cyborgs en herbe qui se couchent tard, font du tapage nocturne mais respectent les limitations de vitesse.

Il s’agit d’une bande de gamins aux looks dissonants, adeptes de modifications corporelles en tout genre semblant tout droit sortie du jeu Cyber-Punk ou d’un épisode de L’inspecteur Gadget.
Comme on pouvait le prévoir, ils cochent toutes les cases du cahier des charges sur la discrimination positive de Disney.

Et je redis ce que j’avais dit pour « Les derniers des JEDI« . La parité et la discrimination positive, c’est plutôt une bonne chose dans la vie. Mais quand on raconte une histoire, c’est nase! Surtout quand la volonté de cocher des cases devient évidente et que l’on ne voit plus que ça… Du coup à vouloir satisfaire et contenter tout le monde, on dénature la narration et l’univers qu’elle décrit…

Studios de Disney, un mardi, 09h36. Salle de réunion « Boba Fiesta »

« Bon les mecs! Robert est au manette pour l’épisode 3, mais il faut qu’on avance sur l’esthétique et le background de la bande qui doit être recrutée dans l’épisode. Qui s’occupe du Character design?
– C’est moi monsieur.
– Vous Berthier ?
– Oui et j’ai bien avancé monsieur!
– Parfait!!! Faites nous donc un topo. On est bon sur la représentation des Nanas, des Blacks, des Asiatiques, des Suédois, des Mexicains, des Lesbiennes, des Gays et des Roux?
– On est nickel, comme d’habitude monsieur. Il y a une meuf, un black, un blond, un side-kick métissé dont on a pas encore déterminé les origines, ni s’il était transgenre ou pas et tout un tas de personnages d’arrière plan avec des tatouages et des cheveux de ouf. En plus, ce sont des cyborgs, avec un membre ou un organe artificiel, du coup on comble une lacune qu’on avait sur la représentation du handicap.
– Bien joué Berthier!!! Et qu’est ce qu’ils font sur Tatooine ces jeunes là??? Ils travaillent dur dans une ferme pour survivre??? Ils sont réduits à l’esclavage par quelques malandrins??? Ils font du racket ou du business avec la pègre???
–  Haha, j’aime votre classicisme monsieur, mais ils ne font rien de tout ça… Non, ils trainent dans un square assis sur leurs super bécanes, à coté de la maison du vendeur d’eau pour lui mettre des coups de pression parce qu’il arnaque les gens. En fait, ce sont de gentils loubards avec le cœur sur la main, qui profitent de la vie agréable qu’offre Tatooine.
–  Génial!!! Et niveau look on tend vers quoi?
– Ah bah là, je me suis pas foutu de votre gueule!!! Je vous ai sorti le look cyber punk Dolce vita, monté sur du speeder Piaggio & Co designé dans les années 50.
– Berthier vous êtes incroyable!!! Vraiment chapeau. Vous avez carte blanche pour l’épisode 4
.

On n’a pas l’air viril mais on fait peur à voir…

Des personnages trop cool et charismatiques viennent donc de faire leur apparition.

On est bien content!!!

Personnellement, je pense que sur une planète aussi dure que Tatooine, les petits anarchistes du skate parc devraient avoir une espérance de vie aussi longue que celle d’un caniche nain dans la jungle Amazonienne.

Les Vespa de l’espace

Le cliffhanger esthétique de cette petite nouveauté, n’est pas situé dans les coupes de cheveux, les vêtements ou encore les prothèses cybernétiques des nouveaux venus, même si c’est déjà le carnaval des débiles à ce niveau…
Non… Le point culminant de cette direction artistique foireuse, qui a été validée par toute une équipe de professionnels estampillée Disney, ce sont les speeder Vespa dégueulasses qui font leur apparition en mode normal dans la série… Un jaune, un bleu, un vert et un rouge…

Sérieux!!! 😑

Bah quoi??? Y a un problème???

Pour paraphraser Han Solo répondant à Lando qui lui demande s’il a un problème avec son droïde explosé:

« Non, aucun problème… Pourquoi? »

Franchement quand j’ai vu ça, j’ai d’abord cru qu’on se foutait de notre gueule, puis j’ai imaginé un instant que cela pouvait être un hommage à « La folle histoire de l’espace« .
D’ailleurs, la princesse qui parodie Leia dans le film s’appelle Vespa si je me souviens bien.

Et honnêtement si on prend les speeders de cet épisode et qu’on les intègre au film de Mel Brooks à coté du van de Yop Solo, ça match carrément!!!

Finalement je me suis ravisé, on se fout bien de notre gueule…

Voilà ce qui passait en boucle dans ma tête quand j’ai regardé cet épisode:

Je n’en reviens toujours pas que l’on ait pu oser nous servir ça…

La cerise sur le gâteau

Et pour couronner le tout, on a pu assister dans cet épisode à une scène de course poursuite vraiment gênante dont la responsabilité ne peut-être imputée qu’au réalisateur.

Désolé pour toi Robert Rodriguez, mais ce passage est vraiment dégueulasse… Et si tu n’es pas responsable de toute la direction artistique, là, tu as grave chié dans la colle…

En fait c’est presque incroyable tellement c’est dégueulasse… Quelqu’un qui aurait voulu parodier STAR WARS, n’aurait pas fait mieux. C’est tellement énorme et caricatural, que c’est à se demander si ce n’est pas un Troll en réalité…

Déjà, on est azimuté par le design des speeders qui nous fait saigner des yeux, mais en plus on hallucine de l’absence total de rythme et de vitesse dans cette course poursuite…

Les véhicules se déplacent aussi vite que des paresseux sous Tranxen et l’action est nullissime. Mais quand je dis nullissime, c’est un euphémisme!!!

Le conducteur en fuite fait des grands gestes pour demander aux piétons de s’écarter de son chemin. Mais à la vitesse où il va, même mamie a largement le temps de traverser la rue avec les gosses.

Pour les 4 Power Rangers qui le poursuivent, c’est encore pire!!! L’impression de lenteur est amplifiée. On dirait des trottinettes qui suivent un kart à pédale.

Comme c’était à prévoir, les cyborgs nous donnent pendant la poursuite un petit aperçu de leurs capacités. On a du gogogadget au coup de pied à clou et du gogogadget au chalumeau, mais surtout du gogogadget à la con!!!
Bien-sur, tout cela est absolument inefficace… Un blaster aurait été largement plus utile. Mais bon, comme ça au moins, on touche vraiment le fond!!!

Le blond qui est le gogogadget au chalumeau, se fait mettre hors course, par une mole embardée du véhicule en fuite. Il percute un salon de jardin à 2km/h, après avoir traversé une peinture WTF, représentant probablement JABBA et sa suite, que des gars transportaient, comme ça dans la rue.

Le leader des cyborgs, une nana stylisée à la Gunm (Un manga que je kiffe, mais qui n’a rien à voir avec STAR WARS), réussi par une cascade tellement lente qu’elle donne l’impression d’être en slow motion, à mettre un coup de fer à repasser géant sur le propulseur arrière droit du fuyard. Ce dernier va finir sa course en tourbillonnant dans les fruits et légumes.

Puis il va bouder.

« Puisque c’est comme ça, bah moi je boude!!! »

Et donc, on regarde ça bouche bée et les yeux écarquillés tellement on n’en revient pas.

Mais les mots ne suffiront jamais à exprimer le degré de déguelasserie atteint, donc voici le bouzin:

Vous reprendrez bien un peu de sucre dans votre miel?

Quittons un peu cet épisode 3 catastrophique et revenons plus globalement sur la série.

Le trailer Badass à la fin de la saison 2 du Mandalorian, m’avait annoncé le retour du mystérieux chasseur de prime sournois, calculateur et sans scrupule que j’espérais revoir.

Et là, c’est Jon Favreau qui est sur le coup, puisqu’il scénarise tous les épisodes.

Pour le coté mystérieux vous repasserez!!! Boba fett passe la moitié de son temps le casque sous le bras et l’autre moitié à poil dans sa cuve à Bacta. Donc bye bye le mec froid qui ne laisse transparaitre aucune émotion derrière son armure…

Et pour le coté sournois sans scrupule, vous pouvez vous brosser aussi!!! Car Boba est finalement un type plutôt respectueux, généreux, avec un code de l’honneur et il aime les animaux. Ah bah merde alors!!! Un code de l’honneur??? Boba Fett???

Une série STAR WARS avec des chasseurs de prime et de la guimauve. Putain j’en rêvais!!!

De la guimauve, il y a encore un peu de rab pour ceux qui veulent…

Je m’explique…

Toujours dans l’épisode 3 (décidément), Boba Fett se voit offrir un jeune Rancor par les jumeaux Hutts, qui veulent se faire pardonner d’avoir tenté de l’assassiner. Au passage, je trouve que les jumeaux sont des personnages excellents et que la scène du cadeau est vraiment très bonne. Elle présente une autre façon de penser et de se comporter dans le monde de la pègre. De plus, elle permet d’introduire dans l’histoire un Rancor, sans que cela soit tiré par les cheveux. Mais malheureusement, elle ne suffira pas à sauver l’épisode, d’autant plus que le clou est enfoncé une fois qu’elle se termine.

Machete, le gardien du Rancor (ça lui va plutôt pas mal), nous en raconte une bien bonne sur cette créature…

En fait les Rancors qui bouffent tout le monde, sont des gros Rondoudou d’amour qui aiment les câlins et les bisous.

Ok j’en rajoute un peu, mais globalement, l’idée est là.

On avait tous compris qu’à terme, Boba Fett chevaucherait ce Rancor tel une sorcière de Dathomir et se la péterait grave dans les rues de Mos Espa.

Perso, je trouve que c’est une chouette idée.

Mais pourquoi démystifier le Rancor en nous le présentant comme un Pokémon fidèle??? Pourquoi faut-il que ce prédateur, équipé pour arracher la tête à tout ce qui bouge, soit gentil…??? Boba Fett peut très bien dresser et monter une créature sauvage et dangereuse. Elle n’a pas besoin d’être gentille et calinou avec son maître bordel de merde!!!

Bilan provisoire

À l’heure où j’écris ces lignes, je n’ai vu que 6 épisodes de The book of Boba Fett.

Globalement, j’ai apprécié la majorité des chapitres sans pour autant attendre la suite avec impatience.

Malheureusement les ratés de l’épisode 3 et du 4 (dont nous n’avons pas parlé) ont placé le curseur tellement haut sur l’échelle de la merde, que j’ai failli complètement lâcher l’affaire. Et les défauts qui ne me gênaient pas trop avant ces épisodes ont pris de l’importance.

La série du Mandalorian était également en dent de scie au niveau de la qualité. Mais je la trouve tout de même bien supérieure à celle de Boba Fett, qui me laisse une impression de rendez-vous manqué.

Heureusement, le regard étoilé de ma fille, qui m’accompagne à chaque visionnage, me rappelle que je ne suis pas le seul public ciblé et qu’à son âge j’aurais probablement, moi aussi, apprécié fortement le spectacle. Donc, ça vaut largement le coup de regarder la série en sa présence.

Nous finirons donc en image sur ce qui m’a paru très positif:

La slamsOft Corp. vous remercie de votre petite glissade dans ce Tube et souvenez vous:

« le premier ordre » c’est de la merde. Vive « l’empire » !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.